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Tribune – Bioéconomie : ne laissons pas la France décrocher dans la course mondiale à l’innovation

Alors que l’intelligence artificielle concentre l’attention médiatique et politique, une autre révolution technologique est déjà à l’œuvre : celle des technologies du vivant. Biotechnologies industrielles, fermentation de précision, matériaux biosourcés, biocontrôle, chimie du végétal… La bioéconomie ouvre la voie à une nouvelle génération d’industries capables de répondre simultanément aux enjeux de décarbonation, de souveraineté et de réindustrialisation. Pourtant, la France risque aujourd’hui de perdre du terrain.

Tribune Bioéconomie

Dans une tribune publiée dans La Tribune, Michel Mangion, président de Bioeconomy For Change (B4C), alerte notamment sur :

  • Le recul des financements publics consacrés à la bioéconomie, alors que les grands dispositifs lancés avec France 2030 arrivent progressivement à leur terme, sans relais clairement identifié à ce stade.
  • L’intensification de la compétition internationale, avec une Chine qui accélère fortement dans les biotechnologies et transforme sa puissance scientifique en capacité industrielle.
  • Le risque de voir l’Europe exceller dans la recherche sans parvenir à industrialiser suffisamment ses innovations, faute de moyens et de stratégie de passage à l’échelle.

La France dispose pourtant de tous les atouts pour rester dans la course. Des projets comme Dragonfly, Polyprod ou CALipSO illustrent la vitalité de notre écosystème et la capacité de nos entreprises à faire émerger des innovations de rupture à partir du vivant.

Pour transformer ces réussites en véritable puissance industrielle, plusieurs priorités s’imposent :

  • Préparer dès maintenant un programme d’investissement ambitieux prenant le relais de France 2030
  • Faire de la bioéconomie un pilier de la souveraineté industrielle française
  • Construire une feuille de route nationale dédiée à la bioéconomie, capable d’accompagner les innovations jusqu’au passage à l’échelle industrielle

La question n’est plus de savoir si la bioéconomie représente un marché d’avenir. Elle est de savoir si la France choisira d’en être pleinement actrice.

Découvrez la tribune complète publiée dans La Tribune et rejoignez la réflexion

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